Laboratoire de recherche chorégraphique

pour 9 comédien.ne.s


Recherche dirigée par Yan Raballand
Assistée d'Evguénia Chtchelkova
Artistes chercheurs Heidi Becker Babel, Christine Brotons, Nicolas Cartier, Maxime Dubreuil, Julien Geskoff, Laetitia Le Mesle, Anne Rauturier, Sébastien Valignat, thierry Vennesson

Laboratoire accueilli du 23 au 27 novembre 2020 par

l'Arsenal - Théâtre de Val de Reuil, scène conventionnée d'intérêt national "art et création pour la danse" 

Présentation publique le 27 novembre 2020

Un Laboratoire de recherche est un temps pris pour expérimenter des envies, des idées, des intuitions avec (avant tout) la liberté de prendre des risques et sans contrainte de production.

Matière Paysage sera une recherche avec 9 comédien.ne.s, autour de l'unisson et du contrepoint. L'envie est de travailler avec des corps « non formatés » par des chemins de danse déjà parcourus. Avec des présences au plateau, riches de leurs diversités, avec leurs failles et leurs maladresses, leurs singularités physiques: petits, grands, minces ou avec embonpoints, jeunes ou plus âgés… De travailler avec « des hommes et des femmes qui dansent » comme le disait Dominique Bagouet.

C’est aussi ces particularités physiques qui donneront naissance à un matériel chorégraphique original. Ce que produira leur corps deviendra leur texte. Ce qu’ils vivront de ces unissons deviendra un chœur.


On découvre une petite foule sur scène, micro-société. On observe les uns et les autres.
Et puis le mécanisme se met en mouvement. Le paysage change lentement. Comme un ciel de nuages qui passent.
Alors on focalise sur le détail d’un interprète. Sur sa manière de faire un geste, le même que son voisin, avec malgré tout une qualité bien à lui. Un corps qui lui appartient, une incarnation unique.
Et puis ce détail sur lequel on s’est arrêté est balayé par un mouvement d’ensemble. Un unisson vient de créer une perspective, un relief. Il nous redonne à voir autrement ce point fixe de notre regard, dans un paysage complet. Il nous ramène à une réalité (bien qu’abstraite) et vient nous tirer du rêve que l’on s’était construit en regardant ce petit détail, point de départ de notre regard.

Comme un aller-retour entre l’intime et quelque chose de plus universel.